UA : Le swahili adopté comme langue officielle du travail

L’Union africaine a pris plusieurs décisions à l’issue de sa dernière réunion ordinaire qui s’est déroulée du 5 au 6 février dernier à Addis-Abeba en Éthiopie. Parmi ces décisions figure l’adoption de swahili comme langue officielle de travail à l’Union Africaine.

Cette adoption fait suite à la demande de la Tanzanie à travers son vice-président Philippe Mpango. Ce dernier a fait valoir que plus de 100 millions de personnes en Afrique parlent le swahili, devenant ainsi l’une des langues les plus parlées sur le continent africain.

Autrement appelé “kiswahili”, le swahili est déjà utilisé dans plus d’une organisation régionale africaine, en l’occurrence la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ainsi qu’une langue d’enseignement dans de nombreux pays africains, a déclaré Philippe Mpango, ajoutant qu’il est une langue couramment parlée dans la CAE.

Les arguments ont donc convaincu l’Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, qui a accédé à cette demande qui vient couronner un travail de longue date. En effet, pendant longtemps, les dirigeants africains ont tenté de faire pression pour que l’UA adopte le swahili comme langue panafricaine. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a déclaré le 7 juillet Journée mondiale de la langue kiswahili.

Selon l’ONU, la langue aurait ses origines en Afrique de l’Est, et les locuteurs du swahili sont répartis dans plus de 14 pays : Tanzanie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, République démocratique du Congo, Soudan du Sud, Somalie, Mozambique, Malawi, Zambie, les Comores et jusqu’à Oman et le Yémen au Moyen-Orient. Des pays d’Afrique australe tels que l’Afrique du Sud et le Botswana l’ont introduit dans les écoles, tandis que la Namibie et d’autres envisagent de le faire.

Didier MONDO