Gbadolite/51e CEUM : Entre crise et inactivisme des autorités provinciales 

La crise à la 51e Communauté Évangélique de l’Ubangi Mongala prend une allure inquiétante et augure un climat de terreur entre ceux qui se disent ” serviteurs de Dieu”. La cohabitation devient de plus en plus difficile et la jungle s’installe progressivement. Les autorités provinciales choisissent les strades de spectateurs.

Depuis la mise en place opérée par le Président et Représentant légal de la 51e CEUM, le Révérend pasteur Théophile Duale Langba , du 22 au 23 juillet dernier, les esprits se surchauffent et la violence est montée d’un cran.

Ce mardi matin à la paroisse Kaya Il , cellule Buse Il , à Gbadolite , l’on a vécu des spectacles sans précédents. Le pasteur Kalousha Mbogo, Responsable paroissial du Temple Kaya Il s’est vu agressé par quelques fidèles se réclamant de l’aile dissidente dite des ” trois pools de la 51e CEUM ” que préside le Révérend pasteur Clément Mawe Sema.

À l’issue de leur sursaut, à en croire le Chef de Cellule Buse II, ces fidèles ont exigé l’organisation de remise et reprise avec l’un de leurs pasteurs pendant que la même cérémonie était prévue dans la journée avec un autre pasteur affecté par  la récente mise en place faite par le Président et Représentant légal de la 51e CEUM.

Ce dernier fait appel à l’implication des autorités provinciales pour faire régner l’ordre car, dit-il, ce n’est pas le premier forfait du genre dans l’enceinte de cette autre paroisse de la 51e CEUM de la ville Gbadolite.

Notons qu’au lendemain de la mise en place opérée par le Révérend Duale Langba, depuis Bokonzo, le siège officiel de la 51e CEUM, des différentes séries de contestations sont enregistrées du côté de l’aile des “trois Pools”.

Cette aile dissidente de la 51e CEUM que dirige le Révérend pasteur Clément Mawe Sema qualifie de coup d’épée dans l’eau les actes pris par le Président et Représentant légal de la communauté. Une marche de mécontentement a été même organisée pour faire passer le message de boycott.

Dans l’entre-temps, des scènes de violence se multiplient aux vues et aux sues des autorités provinciales censées rétablir l’ordre en vue de préserver la paix et la cohésion sociales entre les deux camps qui se regardent en chien défaillance.

DUTIMO DIDA