RCA-RDC: Nouvelle incursion des rebelles centrafricains sur le sol congolais

Une nouvelle incursion d’un groupe rebelle centrafricain a été signalée depuis le dimanche 02 juin 2024 sur le sol congolais, précisément dans les territoires de Ango et Bondo, en province du Bas-Uélé, au nord de la République démocratique du Congo (RDC). L’alerte a été faite à la presse par l’administrateur du territoire de Ango, Marcelin Mazale.

Ce dernier affirme que ce groupe rebelle non autrement identifié qui a traversé les frontières congolaises « sèment une panique générale au sein de la population civile » et la situation sécuritaire dans les territoires de Ango et Bondo devient de plus en plus inquiétante. En conséquence, la population continue à vivre dans la peur au ventre dans cette partie de la République démocratique du Congo, craignant d’éventuelles attaques de ces hommes armés.

L’administrateur de Ango plaide pour le renforcement des effectifs militaires et policières dans la zone afin de sécuriser non seulement la population mais aussi les frontières du pays. Marcelin Mazale précise que ces rebelles centrafricains auraient fui la traque organisée ces derniers jours par les forces Russes et certaines forces autodéfenses centrafricaines à Vinyomboki, localité frontalière entre la République centrafricaine et la République Démocratique du Congo.

« Comme d’habitude, lorsqu’on les traque là-bas, ils traversent directement vers nos deux territoires, c’est-à-dire à Ango et à Bondo. Nous avons des informations faisant état d’une grande insécurité dans ces deux territoires de la RDC, et la population a vraiment peur, car lorsque ces rebelles traversent, ils sont armés de munitions et d’armes à feu » a-t-il martelé

Ce genre de traversée des groupes armés centrafricains sur le sol congolais devient de plus en plus fréquente. D’autres incursions ont été signalées à maintes reprises dans beaucoup des localités frontalières avec la République centrafricaine notamment dans le territoire de Bosobolo, en province du Nord-Ubangi, en RDC. Les autorités locales ont toujours dénoncé mais aucune solution adéquate n’a été prise pour mettre un terme à ce spectre faute de nombre réduit des militaires et policiers aux frontières congolo-centrafricaines.

Ange NDANYO