Affaire François Beya : Enfin, la communication de la Présidence!

Quatre jours après l’interpellation du conseiller spécial de Chef de l’État en matière de sécurité par l’ANR, la présidence de la République décide finalement de glisser un mot à titre d’information de la population.

C’est dans une communication lue ce mardi soir 08 février 2022 sur la radio télévision nationale congolaise (RTNC) par Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba, porte-parole du Chef de l’État, que la présidence affirme qu’il s’agit d’une “affaire relevant de la sûreté de l’État. Une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’agence nationale des Renseignements, ANR. Il n’est pas dans les habitudes de ce service de communiquer ses activités“.

Toutefois, dans l’état actuel des choses, on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale. Les enquêtes se poursuivent et les investigations s’effectuent a différents niveaux” souligne le communiqué.

S’il s’avère nécessaire de communiquer davantage, le gouvernement de la République s’en chargera.

La présidence invite la population à la vigilance et à éviter de donner du crédit aux spéculations mensongères diffusées par des personnes malintentionnées dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Les indices sont suffisamment sérieuses pour donner matière à d’autres considérations du type tribal, clanique ou régionale.

Le processus démocratique amorcé dans notre pays par la première passation pacifique du pouvoir en janvier 2019 est un acquis sacré à préserver à tout prix.

Aucune tentative de déstabilisation de nos institutions démocratiques ne sera tolérée.

La population doit garder son calme et de vaquer calmement à ses occupations.

La situation est sous contrôle !

Il faut noter que le séjour prolongé du conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité à l’agence nationale des renseignements (ANR) défraye la chronique et le silence des autorités a laissé la place aux spéculations de tout genre dans cette affaire.

Emmanuel MOMOTOY