Procès Kabund : Aussitôt commencée, la première audience est renvoyée au 12 septembre prochain

Prévue pour ce lundi 5 septembre 2022, la première audience de Jean Marc Kabund s’est tenue à la cour de cassation. Cette juridiction a décidé de renvoyer l’affaire à une semaine, soit le 12 septembre prochain. Une décision qui n’a pas tenu compte de la demande de la partie défenderesse sollicitant un renvoi de trois semaines. 

Pour la défense de Jean Marc Kabund-a-kabund, deux préalables ont été posés à la composition, dont celui sur l’assignation de ce dernier à résidence surveillée, mais sans succès.

« (…) Il s’est fait que, jusqu’aujourd’hui le 5 septembre, l’ordonnance n’est toujours pas exécutée. On a demandé effectivement à la Cour de se prononcer quant à ce. Et en ce qui concerne ce premier préalable, la Cour ne s’est pas prononcée », déclare Emammuel Kahaya, l’un des avocats de l’accusé.

A lui d’ajouter : « le procès est entamé avec un sentiment de désespoir, en raison de la non exécution de l’ordonnance assignant l’ex premier vice-président de l’Assemblée nationale à résidence surveillée ».

Emmanuel Kahaya estime que malgré l’assignation de son client en justice, sa place est à sa résidence car dit-il, il continue de bénéficier de son statut de député national.

« Il continue de bénéficier du statut de député (…) sa place à lui, c’est à sa résidence. La résidence est une question qui relève du droit civil, et la prison est une notion qui relève du droit pénitentiaire », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Emmanuel Kahaya parle d’une confusion que crée la citation à prévenu.

« La citation à prévenu reprend qu’il est préventivement détenu à la prison centrale de Makala avec une assignation à résidence, c’est la confusion ça ! » a-t-il renchérit.

Depuis l’arrestation de celui qu’on surnomme “maître nageur“, son parti politique l’Alliance pour le changement n’a cessé de dénoncer un déni de justice et ne comprend pas pourquoi cette détention prolongée alors que la décision d’assignation à résidence avait été prise.

Jean Marc Kabund est poursuivi pour offense envers le chef de l’État. Les propos incriminés ont été prononcés le 18 juillet dernier au cours d’une conférence de presse tenue à sa résidence à Kinshasa.

Didier MONDO