Le Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC) est accusée de négliger les intellectuels locaux dans le processus de recrutement pour le compte de son projet STEP II, financement additionnel, à Bosobolo, territoire situé à 150 km de la ville de Gbadolite.
Le ton a été donné par la jeunesse originaire qui semble kiffer les postes clés attribués, selon elle, aux non originaires. Il s’agit, d’après les jeunes de Bosobolo, des postes d’Agent Suivi de Terrain (AST), des Points focaux et des Superviseurs.
Selon le Président des jeunes de Bosobolo, Éric Batikabi, qui est monté sur ses grands chevaux, tous ces postes sont occupés par des gens « venues de Gbadolite et même de Kinshasa » alors que leur territoire dispose de tous les atouts intellectuels quant à ce. Ce dernier considère ce choix de FSRDC comme un manquement et une marginalisation manifeste à l’endroit des autochtones.
Éric Batikabi promet des actions de grandes envergures contre le projet de stabilisation de l’Est de la RDC pour la paix (STEP II) dans les jours à venir au cas où aucun équilibre ne sera trouvé par le Fonds Social de la République Démocratique du Congo.
Contacté par liberatenews.info, l’administrateur du territoire adjoint reconnaît avoir reçu une plainte des jeunes dans ce sens. Tout en dénonçant les conditions de recrutement mises en place par le FSRDC dans le territoire de Bosobolo, Édouard Totenago appelle les jeunes au calme en attendant l’affichage des listes définitives.
Ange NDANYO
