EPST/Désactivation des écoles : Bientôt une commission d’examen des recours

La question a été la clé de voûte de la grève des enseignants et le sujet houleux du congrès de Mbuela-Logde au Kongo-central entre le Gouvernement de la République et le banc syndical de l’EPST.

Poussé à la corde raide, le ministre de l’EPST Tony Mwaba engage le gouvernement à mettre en place et convoquer dans l’immédiat une “Grande Commission” chargée d’examiner au cas par cas les recours des écoles, bureaux gestionnaires et agents désactivés (suspendus de la paie).

L’objectif de cette démarche est de faire en sorte que les cas éligibles à la réactivation soient pris en compte à la paie du mois de décembre 2021 avec effets rétroactifs.

Cette “Grande Commission” va intégrer les personnes ressources ayant participés à la mission de nettoyage du fichier paie et ceux provenant des provinces concernées (DIPROSEC et Syndicalistes) munies des rapports de leurs provinces respectives pour l’examen des recours afin de permettre une prise en charge globale de la question.

Il faut noter qu’une descente sur terrain avec des personnes neutres (celles qui n’ont pas participé à l’activité de contrôle dans ce milieu) pour certains cas spécifiques et douteux, va être initié en vue “d’une vérification avérée“.

Une approche pouvant permettre d’ignorer certaines interférences d’ordre politique dans la mécanisation des écoles, des bureaux gestionnaires et des agents, de même dans la livraison des arrêtés de création des écoles.

La désactivation des écoles, des bureaux gestionnaires et dans certains cas, du personnel a été exécutée, selon le ministère de l’EPST, sur base de certains critères parmi lesquels, on peut citer :

  • l’inexistence physique de l’établissement dans son milieu d’implantation suivant son Arrêté d’agrément;
  • l’inexistence d’un Arrêté d’agrément authentique ;
  • l’absence physique non justifiée d’un agent sur le lieu de travail ;
  • l’absence d’un acte de recrutement prit par l’autorité compétente.

Emmanuel MOMOTOY