Grogne sociale à la RVA/Gbadolite : Des agents en colère immobilisent tous les services de l’aéroport de Mowanda à Gbadolite

A quelques heures seulement de l’opération pilote de rapatriement des réfugiés Centrafricains vers Bangui, capitale de la République Centrafricaine, le Haut Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés doit faire face à une imprévisible grogne sociale des agents de la Régie des Voies Aériennes.

Pendent ce temps, le Vice-premier de l’intérieure est attendu à Gbadolite,  chef-lieu de la province du Nord-Ubangi pour superviser l’opération de rapatriement des réfugiés centrafricains hébergés au Camp Inke situé à 45 km de la ville de Gbadolite dans le territoire de Mobayi-Mbongo.

Au moins 63 réfugiés Centrafricains doivent regagner volontairement leur pays ce lundi 15 novembre 2021 par l’aéroport de Gbadolite où les agents de la RVA brandissent des réclamations sur le paiement de frais d’embarcation par HCR pour ces réfugiés centrafricains. Une redevance estimée à 180.000 USD en raison de 75 USD par réfugié pour un total de 2.400 candidats attendus, selon les sources sécuritaires, pour cette opération de rapatriement volontaire.

A en croire ces agents en colère, une enveloppe aurait été bel et bien débloquée pour cette fin, mais que des manœuvres se font au niveau de la province pour dissimuler ce fonds destinés à la redevance aéronautique.

Les sources proches du HCR affirment que le Vice-gouverneur et gouverneur ai Oscar Oshobale Oyozu aurait accordé une “exonération” au HCR! Cependant, pour ces agents, seule la Direction Générale de la RVA a cette compétence. Ces derniers ne jurent sur les orientations de leur hiérarchie sans cela, ils menacent même de vider le lieu au cas où leur revendication ne trouverait pas gain de cause.

La CNR, Commission Nationale pour les Réfugiés, antenne de Gbadolite, précise pour sa part “cette affaire n’est pas” à sa compétence.

Notons que, selon les responsables de la RVA Gbadolite, ces agents accumulent près de 30 mois d’arriérés de salaire et comptent sur cette redevance aéronautique pour permettre à l’entité de faire face à de nombreuses difficultés auxquelles elle est confrontée.

Rédaction