RDC : Censure des chansons « Nini tosali te ? » et « Lettre à Ya Tshitshi », Rose Mutombo sauve les meubles

Vingt-quatre heures seulement après la censure des chansons révolutionnaires « Nini tosali te? » du groupe MPR et « Lettre à Ya Tshitshi » de l’artiste Bob Elvis, la Ministre de la Justice et Garde de Sceaux, Rose Mutombo Kiese, décide de recaler cette décision de la Commission Nationale de Censure des Chansons et Spectacles qualifiée d’« illégale » !

L’indignation générale constatée après cette mesure fracassante qui frôle la violation de la liberté d’expression constitutionnellement acquise et le rétropédalage de l’UDPS doivent avoir contribué à cette sortie de la Ministre de la Justice.

En effet, dans son accusé de réception de la lettre de transmission de la série de décisions prises par la Commission Nationale de Censure des Chansons et Spectacles, ce mercredi 10 novembre 2021, Rose Mutombo, a révélé des violations flagrantes des textes en vigueur. Des irrégularités passées même outre par l’Avocat général de la République qui s’est précipité dans la notification tous azimuts de la nouvelle aux chaînes de TV et Radio de la capitale!

« En considération de ce qui précède, il apparaît sans conteste que votre décision est illégale en ce qu’elle est prise en l’absence des autres membres de la Commission, comme l’exige les dispositions sus évoquées », a souligné la patronne de la Justice congolaise.

La Commission est « instruite, toutes affaires cessantes, pour rapporter la décision numéro JUST & GS/CNCSS/CAB.PRES/BMM/DKS/027 et me fournir des explications quant à la procédure suivie par vous pour prendre pareille décision », a-t-elle ajouté.

Pour rappel, les deux chansons au centre de la polémique généralisée ont été interdites de diffusion dans tous les médias publics congolais par la Commission Nationale de Censure des Chansons et Spectacles, le mardi 9 novembre dernier. D’après l’inspecteur Didi Kelo Kelo de CNCCS, les oeuvres censurées n’auraient pas été présentées à la Commission avant leur consommationtion publique.

Emmanuel MOMOTOY