En dépit du travail excellent des enquêteurs de l’Onu, la mise en oeuvre du rapport semble être oublié par la communauté internationale ignorant les souffrances de tout un peuple. En tant qu’Ambassadrice Autochtone Yakuma/Yakoma et Représente officielle des Chefs Autochtones, elle attend encore et toujours la mise en oeuvre du fameux rapport mapping des Nations Unies. Ce qui la pousse à renforcer la plaidoirie du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, sur la reconnaissance du crime de génocide des congolais en général et des Autochtones Yakuma/Yakoma dans le Nord-Ubangui en particulier.
« Me référant au rapports MAPPING et aux témoignages des familles victimes du Nord-Ubangi qui doivent être aussi pris en considération, nous, Autochtones Yakuma/Yakoma, avons été victimes comme dans l’étendu du Nord-Ubangi et du grand Equateur, des exactions, barbaries du Rwanda, pays que je qualifie de terroriste vu l’extension de sa vision de suprématie des Himas-Tutsi à la fois génocidaire ciblant les Autochtones, sous Laurent Désiré Kabila et tentative de Génocide sous Joseph Kabila avec l’invasion et imposition des Mbororos qui perdurant même sous le règne du Président actuel Félix Antoine Tshisekedi » souligne-t-elle.
Une position qu’elle a déjà manifester contre l’extension de cette barbarie des Mbororos en Afrique notamment le cas au Nigeria où elle a eu à dénoncer les menaces sécuritaires des peuples Autochtones du Nigeria.
Pour Baramoto Yekwa dit Alby de Bara, « le génocide est un processus et il n’y a pas de hasard dans les intentions de planifications, de violences, barbaries, conflits, d’extermination et d’assasinats ciblant egalement les défendeurs de ces causes nobles ».
Pour appuyer cette thèse ci-dessus, elle cite notamment le cas de l’ex-ministre de la Justice Constant Mutamba qui, pour elle, « était en charge des dossiers sensibles touchant Monsieur Kabila et qui était la bonne personne pour la plaidoirie de notre cause à la Cour Pénale internationale (CPI)».
Selon Baramoto Yekwa qui affirme travailler en parallèle sur les « dénonciations des massacres à Yakoma, Constant Mutamba a été ciblée avec empoisonnement par ces criminels pour taire ce fameux rapport MAPPING et la tentative de Génocide des Autochtones Yakuma avec les Mbororos Armés ».
Par ailleurs, elle affirme qu’elle a été même « la cible, 3 jours après mes dénonciations, les Mbororos armés apparaissent à Yakoma tentant de nous intimider. On s’attendait à ce genre de réaction et ces génocidaires de Kagame, Kabila, AFC/M23, sont tout simplement pris dans leur propre piège avec cette invasion de mbororos »
« Ce qui confirme ma thèse sur l’expansion de cette vision génocidaire par Monsieur Paul Kagame et ses complices, Kabila, AFC/M23 nous ciblant ».
Baramoto Yekwa fait des raccourcis sur la méthode expansionniste génocidaire cherchant à éliminer les dénonciateurs :
« J’ai par ailleurs fait le lien avec les enquêteurs assasinés dans ce fameux rapport MAPPING qui dérangent tant » alors que « les conclusions de ce fameux rapport MAPPING attestent que les massacres commis dans les années 1996-1997 par l’armée Rwandaise et ses complices pouvaient constituer un génocide et que si ces attaques commises par ces terroristes génocidaires sont prouvées devant un Tribunal compétent pourraient être qualifiés de crime de Génocide planifié ».
La Rédaction
