Alors que la question des numéros matricules des agents publics prend une tournure accusatrice, le Vice-premier Ministre et Ministre de la Fonction renvoie l’ascenseur à ses prédécesseurs affirmant qu’il s’agirait plutôt d’un chevauchement administratif hérité de 2018. Jean Pierre Lihau l’a dit devant une foule amassée ce 29 mars 2026 à la Place de l’unité à l’occasion de son bref séjour à Gbado-lite.
Alors que le député national Antoine Nzangi dénonce une situation qu’il assimile à un transfert de matricules du Nord-Ubangi vers la Mongala, mentionnant des irrégularités persistantes dans la chaîne de paie jusqu’au premier trimestre 2026, le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau Enfants rejette catégoriquement cette interprétation.
Ce dernier attribue cette situation à un chevauchement administratif datant de 2018, lié à des arrêtés qui ont attribué des séries identiques à deux groupes distincts d’agents publics !
« […] La mécanisation a été faite en toute légalité pour les agents porteurs de ce matricule dans différents services dans la Mongala et dans le Nord-Ubangi. Il s’agit des matricules de l’arrêté N⁰185/2018 du 06/10/2018, dont le préfixe est le 922. Ses matricules sont à la fois dans le Nord-Ubangi et la Mongala », a-t-il précisé lors de son meeting.

Le Vice-premier Ministre Lihau persiste et signe qu’aucun transfert n’aurait eu lieu, le matricule étant « strictement personnel et non cessible ». Comme solution rapide, il dit avoir autorisé des ajustements techniques, notamment la modification de plages ou ajout d’indices alphabétiques (« à titre d’exemples: M pour la Mongala et N pour le Nord-Ubangi »), seraient en cours pour corriger ces doublons.
Une approche qui semble convaincant pour la population qui se retrouve sur le croisé de chemin entre deux perspectives qui se dessinents, à savoir : une irrégularité persistante dûe, selon l’honorable Antoine Nzangi, à la mauvaise foi du Vice-premier Ministre, un héritage administratif mal géré par ce dernier.
Emmanuel MOMOTOY
