RDC : Moïse Katumbi reste dans l’Union Sacrée pour la Nation!

Après les consultations entamées le 30 novembre dernier avec les instances dirigeantes de son parti (Ensemble pour la République) et aussi avec ses partenaires et alliés politiques ainsi que des représentants des forces de la nation, Moïse Katumbi décide de rester dans l’Union sacrée pour la nation, la plateforme dirigée par Félix Tshisekedi.

Cette révélation est faite ce lundi 3 janvier 2022 par le député national Eliezer Tambwe, cadre d’Ensemble pour la République sur la radio Top Congo FM.

Après consultations, Moïse Katumbi a estimé qu’il fallait suivre la voie de la majorité. Les gens qu’il avait consultés étaient majoritairement contre son départ brutal de l’Union sacrée », révèle-t-il.

A lui d’ajouter :

“Quand Moïse Katumbi initie les consultations, c’est pour avoir la position des autres. Il ne l’avait pas en poche, comme les gens le prétendaient”.

Une attitude que salue l’élu de Lukunga, parce que, explique-t-il, “ce qu’il a fait, c’est vraiment une preuve de démocratie et de maturité politique. Même nous qui étions consultés pensions qu’il avait déjà une décision dans sa poche“.

Cependant, déclare-t-il : “la décision définitive sur ces consultations n’a pas encore été révélée. Ça dépend de quel moment Moïse Katumbi voudra peut-être rendre publics les résultats de ces consultations. Est-ce que c’est important ? C’est lui-même qui en détient le secret. Mais, je pense que c’est au sein de sa famille politique qu’il doit s’exprimer“.

Notons que ces consultations ont été annoncées quelques jours après que le président Félix Tshisekedi ait nommé les nouveaux dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinés par l’Assemblée nationale.

Pourtant, Moïse Katumbi avait adressé à ce dernier une correspondance le 19 octobre lui demandant de rejeter la liste des membres de ladite commission. Selon lui, cautionner les irrégularités qui ont émaillé le processus d’entérinement des membres de la CENI conduira inévitablement le pays vers un nouveau cycle de désordre.

Didier MONDO