» Chères concitoyennes, chers concitoyens de Bukavu, Chères familles durement éprouvées,
C’est avec une douleur immense et une profonde indignation que je prends la parole aujourd’hui. En tant que médecin traitant, confronté chaque jour à la fragilité et au caractère sacré de la vie humaine, mon cœur saigne face à la tragédie indicible qui vient de frapper notre ville de Bukavu.
Les incendies à répétition qui dévastent nos quartiers ont encore frappé, emportant cette fois-ci ce que nous avons de plus cher : l’avenir de notre nation, nos enfants, plusieurs de nos jeunes élèves.En ma qualité de Penseur libre, d’analyste politique et de notable de cette province, je ne peux me résoudre au silence face à ce qui s’apparente désormais à une fatalité inacceptable.
Ces drames à répétition ne sont pas seulement des accidents ; ils mettent à nu les failles systémiques de notre urbanisation, l’absence de mécanismes de secours adéquats et le manque d’anticipation des autorités compétentes.
Comment pouvons-nous accepter que nos enfants quittent le toit familial pour aller quérir le savoir, et finissent calcinés dans l’indifférence collective ? L’indignation doit aujourd’hui céder la place à une exigence de justice et de réformes structurelles urgentes.En tant que MasterCoach, j’en appelle à la résilience, mais aussi au sursaut patriotique de chaque habitant de Bukavu.
La douleur qui nous frappe doit devenir le ciment de notre unité et de notre exigence de changement. Nous devons nous lever comme un seul homme pour exiger des comptes, mais aussi pour rebâtir une communauté plus sûre et plus solidaire.
À toutes les familles qui pleurent un enfant, un parent, ou qui ont vu les sacrifices de toute une vie partir en fumée, je présente mes condoléances les plus sincères et les plus attristées. Je me tiens à vos côtés, non seulement dans la compassion, mais aussi dans la lutte pour qu’un tel drame ne se reproduise plus jamais à Bukavu.
Que l’âme de nos chers élèves repose en paix, et que notre indignation commune éclaire le chemin d’un avenir plus juste et sécurisé.
Fait le 10 septembre 2026, »
Dr Henri Zigabe Bigirinama Isaac

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