En cette célébration internationale de la journée des peuples autochtones ce 9 août 2025, Baramoto Yekwa Ya Kpama dit Alby de Bara, donne du tonus en tant que Représentante officielle et Ambassadrice Autochtone Yakouma agrée par les Chefs autochtones, garant de terres territoires et ressources de Yakoma dans le Nord-Ubangi en République démocratique du Congo.
En haussant le ton dans une chronique à la fois révoltante et interpellatrice, Baramoto Yekwa tient à répliquer qu’au même titre que les États Unis d’Amérique protègent les Amérindiens, leurs terres et patrimoines contre toute violation des droits autochtones, exploitation minière, il en est de même que les terres et ressources naturelles de Yakoma.
Alby de Bara fait ainsi allusion au cas dans l’Arizona dans la région du grand Canyon, un territoire de plus 404 000 hectares, qui est un endroit considéré comme sacré par les autochtones et l’État américain.
De même les autochtones de Yakoma et leurs descendants devraient protéger leurs terres, territoires et ressources naturelles, qui sont des «patrimoines et héritages ancestraux préexistants et existants » .
Le droit ancestrale dans l’exploitation des ressources naturelles
Alors que la RDC et les États-Unis d’Amérique s’apprêtent à une vaste exploitation minière contre la sécurité, Baramoto Yekwa rappelle l’approche culturelle et le respect des droits et des titres ancestraux en coopération internationale. Pour elle, ce sont des éléments au préalable très importants et le socle dans nos pratiques ancestrales.
S’appuyant sur les propos du Président américain Donald Trump sur l’accord des minerais de l’est et la sécurité qui a suscité de l’anxiété et des questionnement, Alby de Bara tient à souligner au Président américain Donald Trump que les droits et statuts ancestraux ainsi que les lois et pratiques ancestrales préexistantes et existants « connus, reconnus et confirmés » par les notables et chefs autochtones de la RDC sont basés sur la « souveraineté ancestrale patrimoniale préexistante et existante également » par le droit coutumier pilier et source majeure du droit international que l’on retrouve dans la constitution Congolaise.
Identité ancestrale sous menace
Les droits et titres ancestraux sont d’une part collectifs et pour d’autres dépendent des us et coutumes individuels. Tous ces droits cités ci-dessus, pour Alby de Bara, découlent du statut identitaire ancestral et patrimonial issues de l’occupation préexistante des ancêtres depuis des temps immémoriaux qui occupaient exclusivement les terres, territoires et ressources naturelles/patrimoines traditionnelles avant l’arrivée des Européens et l’affirmation de la souveraineté de l’état Congolais qui n’est pas, pour elle, un gouvernement autochtone.
Pour cette dernière, sur l’aspect juridique selon les lois et pratiques ancestrales, les titres ancestraux confèrent aux autochtones le droit exclusif d’occuper, d’utiliser, de participer et de décider sur les enjeux liés sur leurs terres, territoires et ressources, sans oublier le pouvoir décisionnel d’expulser et d’exclure tout allogène de leurs patrimoines ancestraux pour préserver l’identité culturelle et ancestrale des populations autochtones.
Ce pourquoi, l’Etat Congolais a l’obligation, selon les ententes des autochtones, de les consulter avec respect au préalable pour tout projet et toutes décisions liés aux enjeux de leurs patrimoines ancestraux préexistants et existants.
Les inquiétudes pour le Nord-Ubangi natal
Dans ce contexte de l’accord sur les minerais suivi par les déclarations particulièrement troublantes suscitant une inquiétude légitime chez les autochtones Yakuma/Yakoma en particulier et les filles et fils du Nord-Ubangi en général.
« En règle générale, nous ne vendons pas, nous ne prêtons pas, nous ne transférons pas, nous ne louons pas, nous n’octroyons pas nos terres territoires et ressources naturelles ou patrimoines ancestraux à des allogènes ou personnes étrangères. Les fils et filles du Nord UBANGUI sont priorisés en tout et pour tout et ces derniers ont la primauté sur les allogènes selon nos us et coutumes, lois et pratiques ancestrales adaptées à notre sociologie.» souligne-t-elle.
Une question pertinente se poserait même sur l’inexistence d’un quelconque financement de la diaspora dans leurs pays d’acceuil.
C’est pourquoi Baramoto Yekwa se demande « pourquoi laissez des étrangers quitter l’Amerique pour se faire de l’argent sur nos ressources?» Les droits et intérêts des fils et filles du Nord-Ubangi priment, selon elle, au dessus de tout!
« Nous sommes les Premiers investisseurs et bénéficiaires et restons maîtres de nos terres, territoires et ressources » fin de citation
Baramoto Yekwa Ya Kpama dit Alby De Bara
