RDC : Le 06 avril, première célébration nationale de la journée dédiée au combat de Simon Kimbangu et de la conscience africaine

Ce n’est plus une célébration particulière des chrétiens Kimbanguistes, mais une affaire nationale. Ce jeudi 6 avril, la nation congolaise a célébré la journée dédiée au combat du prophète Simon Kimbangu et de la conscience africaine. Une journée déclarée chômée et payée.

La journée est retenue à travers l’ordonnance présidentielle N° 23/042 du 30 mars parmi les jours légaux et fériés en République Démocratique du Congo.

A l’église kimbanguiste, la journée a été colorée par des défilés peints des fanfares et des tambours à travers les différentes villes et territoires du pays pour célébrer la reconnaissance du combat d’un prophète noir.

A gbadolite, les chrétiens Kimbanguistes n’ont pas dérogé à la règle . Les fidèles en liesse étaient dans les artères de la ville pour la manifestation de joie avant le culte organisé à la Paroisse centrale Maman Bibi située au quartier Fondation.

Plusieurs autorités politico-administratives ont rehaussé de leur présence ce culte. Dans son mot de circonstance, le vice gouverneur et gouverneur ad intérim a convié les kimbanguistes à être reconnaissants envers le chef de l’État qui a légalisé cette journée.

Il y a plusieurs présidents qui se sont succédés depuis la première République, mais c’est Félix Tshisekedi, le cinquième qui a pensé à la lutte du père de l’indépendance Africaine, Simon Kimbangu. Un tel acte est ce qu’il ne faudra pas oublier son auteur qui lutte également à rétablir la paix à l’Est du pays“, a souligné Oscar Oshobale, gouverneur ad intérimaire du Nord Ubangi.

Pour rappel, c’est le 06 avril 1921 que naquit le Kimbanguisme à NKamba, dans l’actuelle province du Kongo – central. C’est ce jour que le prophète Simon Kimbangu dévoila pour la première fois son ministère de prédication et de guérison. Un ministère qui lui suscita des représailles des forces coloniales et lui coûta même la vie à Lubumbashi dans l’actuel Province du Haut – Katanga .

Rédaction