Diocèse de Molegbe : Dans sa traditionnelle visite pastorale, l’évêque Dominique Bulamatari décrie le calvaire de son voyage à Yakoma

Plongé dans la visite de ses paroissiens, l’évêque du diocèse de Molegbe doit faire face au calvaire de la route et des désidératas des enseignants payés par la Caritas Développement Molegbe.

Face à la presse ce vendredi 07 janvier à Yakoma, territoire situé à 200km de la ville de Gbadolite, chef-lieu de la province,  Monseigneur Dominique Bulamatari a abordé de bout en bout plusieurs questions dont la paie et la désactivation des enseignants et écoles de Yakoma ainsi que l’état de la Route Nationale n°24 sur le tronçon Gbadolite-Yakoma.

Abordant le retard observé dans la paie des enseignants pour le mois de décembre par la Caritas Développement Molegbe,  l’évêque du diocèse de Molegbe est une mauvaise foi des banques commerciales qui ont été servies par la Banque Centrale du Congo, mais privilégient leurs intérêts.

“Cette situation m’attriste beaucoup (…) je ne comprends pas ce qui se passe. Comme chaque le 31 décembre toutes les banques commencent à calculer les intérêts, je suis sûr qu’on a voulu utiliser l’argent des enseignants pour se faire des intérêts. J’ai moi même appelé la banque pour leur demander que ce qui se passe, on me dit il n’y a pas de liquidité.Cela m’énerve”.

S’agissant de la désactivation des écoles parmi lesquelles celles du réseau catholique, Monseigneur Bulamatari affirme que le ministère de l’EPST a du mal à justifier ces mesures qui choquent le social des enseignants.

Nous, les évêques, réunis au mois de novembre dernier dans ce qu’on appelle comité permanent, nous avons invité le Ministre de l’EPST pour qu’il vienne nous expliquer ce qui se passe.Il a eu des difficultés à expliquer cette situation par ce que c’est injustement que ces écoles et enseignants ont été désactivés.Ce n’est pas de la faute à l’église catholique, ni des enseignants. Ce sont eux qui donnent les arrêtés, ce sont eux qui contrôlent les mêmes arrêtés” a-t-il souligné.

En ce qui concerne l’état de la RN24, le prélat catholique souligné que son état est “pitoyable“. Et que grâce à un secours inattendu des humanitaires, il a été embarqué dans une autre jeep, étant donné que le sien était complètement embourbé au village Gowa à une vingtaine de kilomètres de Yakoma.

Dominique Bulamatari appelle la population à se prendre en charge et à faire pression aux autorités compétentes “pour que ce point chaud soit au moins réhabilité“.

Ange NDANYO