Les télégrammes rocambolesques et la démission fracassante du gouverneur Izato Nzege était au centre de face à face Vice-ministre de l’intérieur et les forces socio-politiques de la province ce mardi 04 janvier au Motel Nzekele à Gbadolite.
Une rencontre voulue et obtenue par Jean Claude Molipe pour prendre langue avec les leaders de la dernière manifestation monstre contre le retour du gouverneur démissionnaire aux affaires même courantes soient-elles.
Dans un climat détendu, après 2 heures de retard par rapport au temps fixé pour le rendez-vous, le Vice-ministre de l’intérieur a tenté de recadrer la dernière épisode du feuilleton Izato Nzege.
Pour Jean Claude Molipe Mandongo, le gouverneur démissionnaire, requinqué dans son éternel astuce échappatoire d’obtention « d’autorisation de sortie à chaque action parlementaire contre lui » a été cuit. Ses allers-retours au ministère de l’intérieur et à la présidence de la République où le gouverneur berger aurait encore des « brebis » n’ont rien influencé. Car, « nous l’avons contraint » à la démission, a-t-il souligné.
Le Vice-ministre de l’intérieur estime son célèbre télégramme demandant au gouverneur démissionnaire de gérer « les affaires courantes » était « un constat fait avec des mesures conservatoires en attendant la décision du Chef de l’État« , le destinataire de ladite démission !
Pourtant, Jean Claude Molipe fustige l’option choisie par l’Assemblée provinciale adoptant la motion de censure en lieu et place de « prendre acte » d’une démission dont elle n’a pas qualité !
En réaction, les forces sociales et politiques du Nord-Ubangi ont peint un tableau sombre de la situation que traverse la province. Pour celles-ci, deux grands maux rongent la province à savoir « la megestion criante à la tête du Nord-Ubangi » et » l’ingérence négative du pouvoir central » caractérisé par les actions de certains membres du gouvernement central ainsi que le silence assourdissant du Chef de l’État aux cris de la population du Nord-Ubangi. Ce qui, selon elles, donne l’impression d’une province abandonnée à son triste sort ravivant le très malheureux slogan « code 32 ».
C’est pourquoi, les forces socio-politiques considèrent que le gouverneur démissionnaire Izato Nzege appartient au passé et que le séjour du Vice-ministre de l’intérieur comme un moyen visant à récolter les avis et considérations de la population pour la gestion de la province du Nord-Ubangi.
« C’est mon souhait » a lâché politiquement Jean Claude Molipe Mandongo signifiant à l’assistance que la clef de voûte se trouve au niveau de la présidence de la République en rapport avec la démission.
Emmanuel MOMOTOY

