Désignation des animateurs de la CENI : Devant l’impasse, la MISSION DES BONS OFFICES de la Société civile ne désarme pas !

Le silence est total dans le processus de la désignation des nouveaux membres de la CENI. Plus de tractations. Le radicalisme prend le dessus tout. Le parachèvement du processus de la désignation des membres de la CENI est dans l’impasse.

En dépit de conclusions hâtives de la commission mixte sous la houlette du professeur André Mbata validant le PV de 6 confessions religieuses, la messe n’est toujours pas dite. La plénière d’entérinement à l’Assemblée nationale demeure en état d’éternelle préparation. La majorité fragile de l’Union Sacrée pour la Nation se concerte encore et toujours. L’attente devient longue, plus que les douleurs d’enfantement de l’USN.

Face au blocage observé à la fois au sein de la Plateforme des confessions religieuses qu’aux autres parties prenantes dont les politiques -majorité et opposition -, certains observateurs voient leur espoir s’envoler d’un coup d’un éclat. D’autres vont même plus loin pour donner des conclusions selon lesquelles l’installation du nouveau bureau de la CENI ne pourra intervenir que l’année prochaine.

Toutefois, la Société civile tente le tout pour le tout. Dès ce mardi 07 septembre 2021, sa MISSION DES BONS OFFICES se lance dans une série de concertations permanentes avec toutes les parties prenantes au processus électoral à Kinshasa. Une démarche qui contribuerait, selon un communiqué de presse du Cadre de Concertation National de la Société Civile,  à « dissiper des malentendus susceptibles de se développer en des conflits de toute nature d’ici 2023 et d’éviter tout acte ou attitude qui contribuerait au déraillement des préparatifs des élections et à mettre en péril la paix ».

Déjà dans la quête d’un processus électoral crédible, apaisé et participatif, la Société civile appelle les parties prenantes « à privilégier l’intérêt suprême du pays en lieu et place des intérêts partisans ». Une voie qui, selon cette MISSION, exhorte les acteurs « de la scène sociopolitique congolaise à continuer d’œuvrer, chacun selon son pouvoir et sa spécificité, pour le parachèvement harmonieux et en temps utile du processus de mise en place des animateurs de la CENI ».

Pour rappel, la Société Civile avait levé l’option de mettre sur pied au mois d’août dernier, sous la Coordination du Cadre de Concertation National, une Mission de bons offices. Elle a eu à travailler avec les parties prenantes au processus de la désignation des membres de la CENI dans l’idéal d’amener les parties prenantes à s’investir davantage pour un dénouement harmonieux de la crise actuelle dans la mise en place du nouveau Bureau de la CENI.

Rédaction