L’affaire continue à défrayer la chronique depuis les révélations fracassantes faites sur une exploitation des bois dans le secteur d’Otto-Mbanza, territoire de Mobayi-Mbongo. La dernière réaction en date est celle du député national, élu du territoire en question, l’honorable José Ngbanyo.
C’est dans une interview accordée lundi 12 juillet 2021 à Liberate News que l’honorable José Ngbanyo qualifie « d’illicite et de gravissime » le déboisement des tecks à Pambwa et Gbado-Gboketsha, deux localités du secteur d’Otto-Mbanza.
Une exploitation qu’il juge inappropriée dans la mesure où elle est faite en violation des normes environnementales.
« Ces exploitants ne tiennent pas au respect des réchauffements climatiques ni surtout à la politique environnementale avant de poser l’acte de déboiser les tecks plantés par la compagnie Cotongo à l’époque…Aujourd’hui, personne n’ignore que la politique environnementale exige de reboiser un arbre coupé ; surtout cette espèce importée et plantée depuis belle lurette ! »
C’est pourquoi, « j’ordonne à quiconque impliqué dans cette affaire de stopper l’ aventure » a-t-il martelé.
Face à ce qu’il a qualifié d’inadmissible à Pambwa et à Gbado – Gboketsha , l’honorable José Ngbanyo dit avoir pris à bras le corps cette affaire pour le respect des normes.
» J’ai délégué mes émissaires sur terrain pour compter le nombre de pieds des tecks illicitement déboisés par des firmes étrangères n’ayant reçu aucun mandat du ministère national de porte – feuille qui gère la concession de la compagnie ex Cotongo , propriétaire des bois tecks à Pambwa » , indique-t-il .
Pour l’élu national de Mobayi-Mbongo, « les tecks plantés à Pambwa et Gbado-Gboketsha est un patrimoine de l’ex – compagnie Cotongo alors en faillite et de la population qui les a protégés jusqu’à la maturité ».
Et » au stade actuel, il n’existe aucun contrat entre les compagnies exploitant et le Ministère national des Portefeuilles qui gère cette concession » fin de citation.
Toutefois, « même s’il y avait un contrat allant dans ce sens , ma population qui a protégé cette essence doit être bénéficiaire de l’exploitation » , martèle l’honorable José Ngbanyo.
Pour le député national José Ngbanyo, le mal est profond et en attendant toutes fins utiles , la population est avisée . C’est pourquoi, en tant que représentant du peuple, l’élu national de Mobayi-Mbongo estime qu’en vertu de « lois du pays, quiconque voudrait-il marcher à l’encontre de la population, va la rencontrer sur son chemin ».
Signalons que , depuis un certain temps, l’on observe à Pambwa et à Gbado – Gboketsha , dans le territoire de Mobayi-Mbongo, une exploitation artisanale des tecks plantés en 1959 par l’ex compagnie Cotongo pour la protection de l’environnement.
À ce jour , de centaine de milliers des pieds de ces essences de grande valeur économique transformés en grume attendent être évacués à partir du port de Businga pour une destination inconnue, précisent plusieurs sources concordantes.
A en croire certains experts, le teck est une espèce de bois apprécie pour de nombreux usages, car les oléorésines qu’il contient le rend imputrescible et résistant aux insectes; c’est le meilleur bois de construction navale.
DUTIMO DIDA
