Procès Constant Mutamba : l’ex-ministre exige la comparution de hauts responsables!

Le procès de l’ancien ministre de la Justice congolaise s’est poursuivi ce mercredi 30 juillet 2025 devant la Cour de cassation à Kinshasa. Lors de l’audience, les avocats de Constant Mutamba ont réclamé la comparution de plusieurs figures majeures de l’État congolais pour la prochaine séance prévue le 4 août prochain.

Parmi les témoins sollicités figurent  notamment :

  • Judith Suminwa, Première ministre,
  • Jules Alingete, ancien patron de l’Inspection générale des finances,
  • Christophe Bitasimwa, l’actuel Inspecteur général des finances,
  • Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures,
  • Didier Budimbu, ministre des Sports,
  • Rose Mutombo, ancienne ministre de la Justice,
  • ainsi que des responsables de la CENAREF et du Guichet unique d’entreprise.

“Je n’ai jamais touché un seul dollar”

L’ex ministre d’Etat à la Justice avait fermement nié les faits lors de la précédente audience, tenue le 23 juillet dernier, alors que Constant Mutamba est poursuivi pour le détournement présumé de 19 millions de dollars, destinés à la construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

« Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, n’a jamais pris un seul dollar », a-t-il déclaré devant la Cour affirmant que « l’intégralité de la somme est encore logée » sur un compte séquestre à la Rawbank, et que le contrat de construction a été tacitement validé par l’autorité approbatrice qui est la Première ministre Judith Suminwa.

« Peut-on détourner de l’argent auquel on n’a pas touché ? », s’est-il interrogé, en demandant que cela soit consigné au procès-verbal.

L’ancien ministre de la Justice a aussi profité de l’audience pour révéler une autre affaire : la disparition inexpliquée de 17 millions USD issus des réparations versées par l’Ouganda pour les victimes de la guerre de six jours. Ces fonds, selon lui, ont disparu avant sa prise de fonction, sans qu’aucune trace ne soit laissée.

En attendant la suite d’audience attendue le 4 août 2025 avec la possible comparution des personnalités citées comme témoins, Constant Mutamba pense saisir une occasion cruciale pour faire éclater la vérité sur ce dossier très suivie par l’opinion publique.

Emmanuel MOMOTOY