Contraint à la démission fin juin, puis poursuivi pour un présumé détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’un complexe pénitentiaire à Kisanganin, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve en tant qu’accusé face aux magistrats qu’il virulement critiqués.
Ouverte près d’une heure de retard pour Constant Mutamba qui a expliqué avoir été retenu dans les embouteillages, la première audience de ce mercredi 9 juillet s’est donc ouverte en son absence, mais en présence de ses nombreux avocats. L’ancien ministre est défendu par un collectif d’au moins une vingtaine d’avocats présents à l’audience ce matin. Ces derniers ont dès l’ouverture demandé un renvoi, n’ayant pas pu consulter le dossier.
L’audience s’est poursuivie avec une série de débats sur la forme en l’absence de Constant Mutamba avant que la parole ne soit donnée au ministère public pour la lecture de l’acte d’accusation dans ce dossier de détournement de fonds concernant la construction d’une prison à Kisangani. Un contrat passé de gré à gré avec la société Zion Construction et surtout un virement de 19 millions de dollars effectué sur un compte ouvert la veille de la transaction.
Le prévenu Constant Mutamba étant entre temps arrivé à l’audience, la Cour allait lui donner la parole pour sa défense, mais ses avocats ont alors une nouvelle fois demandé un renvoi pour examiner le dossier. Cette requête, rejetée au début, a été finalement acceptée. La prochaine audience aura donc lieu le 23 juillet prochain. L’ex Garde des Sceaux est ressorti libre, le poing levé, de la Cour de cassation et sans faire une quelconque déclaration.
Emmanuel MOMOTOY
