C’est dans le scénario de « camouflage » du président rwandais Paul Kagame que Kinshasa et Kigali ont finalement signé vendredi 27 Juin 2025 à Washington, sous les auspices des États-Unis, un accord de paix visant à mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, qui a fait des millions de morts depuis la fin des années 1990.
Cet accord, que le président américain Donald Trump s’est félicité d’avoir obtenu, s’inspire d’une Déclaration de principes approuvée le 25 avril dernier entre les deux pays, et prévoit des dispositions sur « le respect de l’intégrité territoriale et l’arrêt des hostilités » dans la partie est de la République démocratique du Congo qui attise les convoitises et prédations de ces minéraux rares.
La signature formelle de cet accord, qualifié d’historique par le département d’Etat américain et de victorieux par Kinshasa, s’est déroulée lors d’une réunion ministérielle à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio et de ses homologues congolais et rwandais, Thérèse Kayikwamba Wagner et Olivier Nduhungirehe. Les deux ministres ont été reçus par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche.

Le président américain Donald Trump se félicite de la signature de cet accord de paix. « Si quelqu’un ne respecte pas cet accord, il y aura des conséquences » a-t-il dit.
La tentative américaine de mettre fin à cette aventure meurtrière peut-elle réussir là où presque toutes les précédentes ont échoué ?
La question reste entièrement posée. Toutefois l’implication du moins officielle ainsi que la volonté et la détermination de Donald Trump est sans doute une lueur d’espoir pour l’est de la République démocratique du Congo.
Emmanuel MOMOTOY
