Le rapport de la dernière mission de contrôle de scolarité et viabilité ainsi les résolutions des états généraux de l’ESU ne cessent de produire leurs effets. Des effets de carotte et de bâton qui dérangent.
Dans une correspondance datée du 30 septembre dernier adressée au Président du Conseil d’Administration de l’Université du CEPROMAD, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire instruit la cessation de l’organisation des extensions de cette université pourtant éparpillées à travers le pays notamment à Bumba-Lisala, Idiofa, Boma, Muanda, Matadi, Kisantu, Likasi, Kolwezi, Lubumbashi, Kisangani, Beni, Butembo, Bunia, Goma, Bukavu et ailleurs.
Pour Muhindo Nzangi Butondo, ces extensions « fonctionnent en violation des textes régissant l’enseignement supérieur et universitaire en RDC notamment ceux interdisant la pratique des extensions des succursales et des Auditoires délocalisés »
Tout en lui rappelant la seule l’université du CEPROMAD (UNIC) Kinshasa-Masina est agréée et ce par le décret numéro 06/106 du 12 juin 2006 portant agrément de quelques établissements de l’enseignement supérieur et universitaire, le Ministre de l’ESU adjoint le PCA du CEPROMAD « de mettre fin, toutes affaires cessantes, à cette situation anormale avant qu’il ne soit obligé d’agir en vertu des pouvoirs » qui sont les siens.
A en croire le Ministre Muhindo Nzangi, même s’il s’avère que « la loi-cadre numéro 14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national dispose que les établissements privés agréés de l’ESU sont gérés par leurs promoteurs et soumis au contrôle des pouvoirs publics et que les modalités de leur fonctionnement sont déterminés par leurs statuts (Article 138). Les statuts ne peuvent cependant pas énerver les dispositions légales et réglementaires comme le fait cette pratique des extensions à laquelle », il lui demande de mettre un terme.
Emmanuel MOMOTOY
